Avant-Propos

Chers amis, chers visiteurs,

Tout au long de vos visites sur Arctic05, nous découvrirons ensemble que le Grand Nord est un univers fragile mais au combien fascinant, mystérieux, féerique, majestueux et imprévisible. Tantôt, l’Arctique est rude, ténébreux et glacial en hiver. En été, il sera davantage lumineux, coloré et accueillant.

L’océan Arctique et les terres d’alentours sont propices à l’observation, au recueillement et à l’enchantement. Bien connu du monde scientifique et encore trop peu du public, le Septentrion recouvre de magnifiques richesses sauvages pourtant menacées directement par nos activités humaines et industrielles quotidiennes croissantes…

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Je souhaite partager avec vous ici, au travers des news écrites, de mes projets éducatifs et de mes photographies, ma passion pour ce monde de bleu et de blanc en espérant que cela suscitera également chez vous un regard plus attentif quant à son respect et quant à notre engagement.

A la naissance en 2005 de mon site Arctic05 sur la toile mondiale du net, je vous relatais l’étude menée (ACIA) en novembre 2004 par une équipe internationale de 300 chercheurs sur l’impact des changements climatiques dans l’Arctique (www.acia.uaf.edu) qui révélait déjà que les (nos) émissions futures de C02 et d’autres gaz à effet de serre risqueraient de causer dans cette région des augmentations de températures moyennes de 4 à 7 degrés d’ici 2100.

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Depuis, Notre si belle Nature n’arrête pas de s’emballer. Elle se révolte. Vous et moi le savons fort bien ! Bouleversée, elle s’exprime avec force et attire plus que jamais notre attention pour agir.

Les conséquences en Arctique sont criantes : le permafrost (sol gelé) des terres arctiques devient instable en été – des animaux se déplacent vers de nouvelles zones inadaptées – la taïga (forêt boréale) empiète sur la toundra – le Groenland (Terre verte) risquerait de bien porter son nom tôt ou tard vu la fonte de sa calotte glaciaire en été – la surface et la compacité de la banquise arctique régressent à vive allure, … Je l’ai vu de mes propres yeux, cette dernière se réduit telle une peau de chagrin qui suinte malgré elle jusqu’à vraisemblablement devoir bientôt disparaître durant l’été boréal ! Alors que le pouvoir réfléchissant des glaces arctiques joue un rôle tellement essentiel, ne l’oublions pas, dans la régulation mondiale du climat. Quid aussi, alors de la montée dévastatrice du niveau des mers sur nos régions côtières ? Sans oublier aussi l’ouverture en été du Grand bleu glacé à la (sur) pêche… !

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L’atteinte aux droits fondamentaux de vie des populations Inuits et de leur terre est aussi mise à rude épreuve. Que penser de ces polluants divers toxiques (PCB, métaux lourds, pesticides…) présents dans nos eaux et qui peuvent remonter vers le Nord par les courants marins ?

Des parasites et des toxines infestent morses, ours, bélugas, grizzlys…que les Esquimaux ingèrent avec des risques conséquents pour leur santé comme la trichinose (vers qui engendrent fièvres élevées, myalgies et qui s’attaquent aux muscles, poumons…pouvant provoquer la mort dans les cas les plus extrêmes) et dont j’ai également été victime ou d’autres maladies inquiétantes, voir jusqu’ici insoupçonnées …

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L’Arctique est déjà (sera encore plus) synonyme d’Eldorado, de « méga business ». La chasse aux trésors est belle et bien engagée même si tout ceci vous semble si loin de votre réalité et de vos préoccupations du quotidien ! Et, pourtant cela nous concerne tous !

Les nouveaux conquistadors du pétrole et les grands du négoce intercontinental souhaitent l’ouverture du mythique passage du Nord-Ouest (Alaska – Grand Nord Canadien – Nunavut) pour plus rapidement se rendre en Asie ou en Europe. Qu’il devienne ainsi une autoroute maritime polaire parsemée de tankers et de géants d’acier qui navigueraient en plein océan Arctique avec le risque d’y occasionner des dommages écologiques des plus graves? Souhaite t’on aussi que l’Arctique devienne les « Emirats Inuits unis » où des centaines de zones de forages seront visibles à l’œil nus par les enfants Inuits … ?

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Prendrons-nous le risque que cette immensité infinie de l’océan Arctique, où des millions d’étoiles se reflètent sur un tapis blanc, soit tachée un jour par des milliards de gouttelettes grasses noires de pétrole qui lécheraient de façon infernale les rivages inviolés des terres du Nord, refuge d’espèces animales uniques ?

Je m’étends davantage sur ces questions primordiales dans mon ouvrage « L’Appel de l’Arctique, Alaska – Grand Nord canadien – Nunavut – Passage du Nord-Ouest »

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Trop d’espèces sauvages et d’habitats sont aux quatre coins du globe sur le fil de l’extinction – trop de déforestation semble triompher le monde mercantile dans lequel nous vivons – trop de pollutions multiples envahissent notre vie et nos océans – quid, de l’acidification des mers qui affecterait sa vie marine? – trop de maladies cancéreuses dévastatrices frappent nos proches (plus qu’inquiétant) – trop de « mal être » et de dépressions prennent le dessus sur une qualité de vie à laquelle chacun pourtant aspire – trop de pauvreté s’installent par ci par là… ”

Trop, c’est trop, ne trouvez-vous pas”! Nous devons évidemment (ré) agir tous ensemble car nous sommes tous à l’origine de ces exemples !

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Et lui, l’éminence symbolique de l’Arctique – le tant aimé nounours de nos enfants – l’ours polaire ou « Nanuq » comme le nomme les Inuits souffre également tout comme nous…à un tel point qu’il se dévirilise suite à l’absorption de polluants toxiques qui traînent inexorablement dans les mers de l’océan Arctique… Le seigneur du Grand Nord qui est en fin de chaîne alimentaire concentre tous ces polluants et en subit l’impact négatifs sur ses défenses immunitaires, sa thyroïde, sa croissance….

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De plus en plus, l’ours blanc est bloqué à terre… ! Il est famélique, maigre, s’épuise et a des difficultés à remonter vers les latitudes les plus au Nord vu l‘absence de glaces et de banquise, son terrain de prédilection et de chasse !

Je me rappellerai toujours de cette rencontre côtière inattendue à hauteur de l’île de Barter (Grand Nord alaskien) avec 2 ours assis sur une petite assiette de glace dérivante et complètement isolée en mer de Tchouktches tellement bien bien loin de la banquise arctique. Ses amis morses, phoques, bélugas, narvals…sont aussi des animaux logés à dure enseigne et gravement menacés !

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Si nous continuons ainsi sur cette flagrante lancée, nos régions n’échapperont pas non plus à des catastrophes climatiques (parfois déjà le cas – il suffit d’écouter les actus à la télé) incontrôlables (cyclones, canicules, ouragans, inondations, glissements de terrain,…) et à l’émergence de maladies venues d’ailleurs. Etrangement, nous en sommes à la fois les « acteurs » et les « victimes ».

Oserais-je dire que « c’est maintenant ou jamais » d’agir sinon le boomerang que nous avons lancé nous reviendra d’ici peu en pleine face ?

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Cela peut vous sembler fort surprenant, mais vous l’aurez clairement compris : « En sauvant l’Arctique, c’est nous même que nous sauvons ! »

Je suis de nature pourtant méga positive, sachez-le ! Seulement il n’y a plus lieu de se cacher, ni de se voiler la face sur le bilan de notre Nature. Il faut impérativement me semble t’il redessiner les valeurs que nous voulons donner à notre société de demain à partir d’une feuille blanche même si cela doit être pour nous tous un « tantinet » contraignant et même si en fin de compte nous n’en serions sans doute pas les bénéficiaires directs (ahaaah, ce serait donc cela le hic pour ne pas avancer ?) mais bien nos enfants et arrières petits enfants.

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La réflexion n’est plus donc de prendre « des décisions qui solutionnent principalement les problèmes de l’instant présent ». Préconisons plutôt que que notre génération d’aujourd’hui « vive et agisse au devenir durable de notre Planète » ! Et comme le dit à juste titre un proverbe iroquois : « pensons à l’impact de nos décisions pour les Sept générations à venir ». Les décideurs politiques qui auront ainsi l’audace, le charisme, l’éthique morale de proposer (et de se mettre plus que vraisemblablement en grande difficulté face aux lobbys, aux élections, à nos acquis et à nos privilèges « égocentriques », à un laxisme ambiant dont certains auraient pris goût ou d’autres subissent… ?) – de convaincre – de soutenir (parfois d’imposer malgré nous) – d’agir pour le moyen et long terme seront eux les « nouveaux héros/ambassadeurs environnementaux et moraux des temps modernes ».

Bien plus, nous devons agir tous de concert surtout au niveau local, chez soi – dans son quartier – à l’école – en entreprise – via des associations – sur la toile mondiale du net – son mouvement de jeunesse,…et devenir tous en définitive les nouveaux « héros/ambassadeurs locaux des Pôles » !

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Seulement certains ignorent encore – d’autres sont davantage dans une spirale à satisfaire et à régler uniquement leurs « désirs et leurs soucis égo existentiels » de tous les jours avec comme leitmotiv « après moi, les mouches » – d’autres subissent passivement la vie devant leur télé ou (maintenant sur Facebook) en se plaignant le lendemain au « bistrot du village » de tout et de rien sans jamais s’engager, ni d’essayer de faire bouger les choses ou/et d’oser bousculer constructivement le système. Certains souffrent malheureusement malgré eux (pour causes de maladies sévères, de déchirures sociales…) sans pouvoir agir alors qu’ils le souhaiteraient vivement pendant qu’une frange (majoritaire ?) de la population s’en fou royalement de ses « futilités environnementales ou autres » et est sans doute plus à l’écoute et à la recherche de légèreté, de plaisirs immédiats, « d’oxygène » (face à la pression de tous les jours) et d’artifices… Et, les plus sceptiques s’imaginent que le problème de l’environnement, en particulier le réchauffement climatique n’en est pas vraiment un et qu’il se règlera par lui-même car l’homme serait de toute façon à même de toujours tout maîtriser quitte à devoir en toute urgence agir à la dernière minute pour trouver la solution ?

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Et, le slogan « Sauvons ou Coulons l’Arctique » que j’utilisais déjà en 2009 dans le cadre de mon projet pédagogique « L’Appel de l’Arctique » me semble demeurer la question cruciale à notre devenir et celui de nos petits enfants !

A nous alors d’écouter davantage Notre Nature et d’agir plus que rapidement… sinon à un moment « x », certains (défaitistes ou réalistes ?) lanceront un slogan mis au goût du jour : « Sauvons ou Coulons notre Planète » ?

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Chacun aspire pourtant je l’espère (peut être naïvement ?) à ce que l’espace boréal puisse rester l’irréversible jardin immaculé qui a toujours enflammé les cœurs et les âmes. Cette « galaxie polaire aux mille merveilles » nous renvoie vers, ce que j’appellerais, « des élans de positivisme et d’inspiration éco systémique » : elle nous invitent ainsi à réfléchir autrement – à changer nos modes quotidiens de fonctionnement et de (sur)consommation – à emprunter le chemin de l’action et à nous dépasser continuellement pour améliorer les choses – à pousser nos décideurs à imposer de façon universelle dès le plus jeune âge à l’école des cours d’éducation pratiques liés à l’environnement et au respect de l’autre (plus d’info sur des pistes de solutions ci-dessous) – à investir et à développer plus loin la recherche scientifique, l’ingénierie climatique et la découverte de nouvelles inventions technologiques et robotiques – à limiter drastiquement la démographie mondiale qui explose de façon insensée …

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Des solutions, il en existe certainement !

Je défends depuis plusieurs années l’idée selon laquelle nos décideurs aux quatre coins du monde devraient rendre obligatoire pour l’obtention du diplôme de fin d’études secondaires/du baccalauréat (à un 18 ans) un « Stage Educatif ou Civique (social – humanitaire – environnementale) » de six mois (ex : en France et en Belgique, les examens théoriques du Baccalauréat/secondaires se feraient en décembre. Ceux-ci seraient suivis dudit stage obligatoire de 6 mois de janvier à juin + un rapport et une défense devant un jury afin d’obtenir le diplôme final) !

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D’ici là, prévoir dès l’âge de 6 ans ( équivaux à la 1ère primaire en Belgique) un cours adapté (de 6 à 18 ans) de 4h/semaine (au moins) que l’on pourrait appeler « Civisme Scientifique et Pratique » où l’on enseignerait par exemple l’histoire et les fondements de la politesse sociale, de la justice, de la solidarité, de la démocratie et de l’autorité – la géographie du monde, les us et coutumes et les richesses de chaque pays (plus d’ouverture vers ce qui se déroule ailleurs) – les articles élémentaires du code civil, pénal, fiscal et de la route – la critique et l’analyse de l’info reçue par les médias – le rôle des « spin doctors » – le droit des victimes… – comment remplir une feuille d’impôt – établir un acte de vente notarié – porter et rédiger une plainte – écrire un courrier officiel et comment concevoir un « Executive summary » en power point – cerner le pourquoi et comment souscrire à une épargne pension… – le rôle de la police, des banques et de la bourse – comment créer une ASBL – designer un site internet – changer ses robinets et son électricité, … – expliquer les outils pour réaliser un projet/un rêve – qu’est-ce qu’un business case, une étude de profitabilité, un ROI et l’éthique en entreprise…

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Bien plus, serait enseigner le long de ce cours de 12 années (de façon adaptée en fonction de l’âge) l’écologie mondiale – comprendre des notions comme le Traité de l’Antarctique, le Protocole de Kyoto, les principes du droit de la mer, le rôle des Nations-Unies, la convention des droits de l’homme, le compost, la richesse de l’eau et des forêts, l’importance des abeilles, les produits du terroir, l’aide aux pays en voie de développement, les effets des pesticides et des déchets radioactifs, les énergies alternatives, le référendum, l’histoire des camps de concentration… – quid du sida, de la « malbouffe » industrielle, de la drogue et du tabac et de ses conséquences sur la santé – de « l’exploitation professionnelle moderne de l’homme par l’homme (ex : les camps de travail à salaire minable/néfaste pour la santé…) » – le trafic scandaleux des êtres humains et le droit à la protection des enfants – les causes et les solutions à tant de dépressions (d’ailleurs fort inquiétant) … – comprendre la philosophie du « vivre mieux avec bien moins », l’importance du « bien-être, du « fair-play », du respect d’autrui et du sport »,… – enseigner les bases du secourisme – établir des liens avec des écoles du bout du monde (ex : échanges, vidéo conférences, emails, projets thématiques, que chaque famille sponsorise un « enfant pauvre du bout du monde »…) – se rendre dans une prison – se déplacer dans des « ghettos et favelas urbains » et y établir des liens avec les écoles/associations locales – visiter des centres d’aide aux personnes handicapées ou/et âgées et y séjourner pour aider – visiter « la communauté fraternelle des pompiers » – se rendre dans des associations de préservation de l’environnement et des animaux…

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Bref, redonner aux jeunes (les adultes de demain) « du sens et du fun » à leur projet scolaire en leur offrant davantage de concret et de pratique pour faire face dès leur majorité (ou accès au monde des adultes) aux défis et aux réalités du quotidien que de voir nos jeunes doubler, se farcir/subir des cours dont l’efficacité est à fameusement remettre en cause à l’aube du 22ème siècle…ou de les voir (vue d’esprit non générale) se vautrer devant la télé ou Facebook à « grossir » à vue d’œil ou/et de « zoner » en rue à la recherche de l’improbable… et du superflu existentiel…

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Il est d’ailleurs, me semble t’il plus que grand temps que dans chaque établissement scolaire la direction prenne l’initiative de conceptualiser une petite « réserve naturelle pédagogique » à l’instar de l’école d’Hamme Mille en Belgique que j’ai eu le plaisir de visiter (en savoir plus en cliquant ici >>) … Et y élaborer ainsi le long du parcours des jeunes (en parallèle à ce cours de 4h/semaine de « Civisme Scientifique et Pratique » dont je faisais égard ci en haut) des travaux pratiques et des projets « green » sur le terrain. En somme, découvrir les bienfaits de notre biodiversité !

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Et n’oublions pas que les cours de « sports et de morale sportive » devraient être aussi une priorité évidente à enseigner dès le plus jeune âge dans nos écoles (et pas uniquement que 2 « ridicules » heures d’entraînement par semaine comme cela semble être toujours le cas depuis plus de 30 ans là où j’habite… incroyable, incompréhensible et voir même risible de constater et vivre avec cette lenteur des choses ? A croire que le politique aime cultiver le ralentit et les problèmes partiellement résolus ?).

Le sport est pour moi une religion, un exutoire, une passion qui apporte sérénité, vitalité pour notre santé et renforce aussi la personnalité (ce que les anglais nomment en éthique sportive « le fighting spirit ») face aux obstacles et aux défis de la vie. Et, je vous assure qu’il m’a bien sorti de plusieurs grosses difficultés.

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C’est bien simple, je pense que dans nos écoles dès l’âge de 6 ans, 1 journée par semaine (8 heures de cours) devrait être dédiée à un cursus que l’on pourrait nommer « Sports et Ethique Scientifique » où serait enseigné la pratique de différentes disciplines sportives – des concepts autour de l’éthique, de l’accomplissement de soi, de la diététique, des produits du terroir et de l’agriculture locale, de la « malebouffe » industrielle et de l’impact sur la santé – enseigner le sens de l’équipe, du respect, du « team spirit », du travail et de la persévérance pour atteindre un résultat – étudier la géographie sportive des 4 coins du monde, l’histoire des jeux olympiques et du sport – que représente la fierté du maillot – quid du fric et de l’éthique sportive ? – les causes et les solutions face au hooliganisme et la violence – le secourisme – enseigner ici la biologie du corps humain – apprendre les bases de la kinésithérapie – pratiquer des disciplines de self control et de relaxation – enseigner différents types de massage – le rôle des médicaments, des contrefaçons et le business de l’industrie pharmaceutique – le dopage dans le sport – quid de la drogue, du tabac, de l’alcool et des conséquences pour la santé – la physique sportive et des mouvements – visiter de centres de formation – aider son club de sport local, des personnes à mobilité réduite – entreprendre des randonnées « guide – Nature » et apprendre le milieu sauvage (faune et flore), ….etc.

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Prenons-nous à rêver que ces 2 formules de cours citées ci-dessus puissent un jour être implémentées partout aux 4 coins du monde (même sous la forme d’un droit écrit à « l’ éthique éducationnelle » que nos jeunes pourraient revendiquer »).

D’ici là, que les détracteurs dépensent davantage leur énergie à trouver des solutions rapides face aux problèmes de l’environnement et du « mal être » social qui quand j’écoute les uns et les autres me semble un peu trop généralisé, voir fort troublant.

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Grâce à ces 2 cours (« Civisme Scientifique et Pratique » et « Sports et Ethique Scientifique »), imaginez-vous alors le bouleversement culturel, l’ouverture de notre jeunesse (les adultes de demain) vers autrui, vers les plus faibles, les plus démunis, vers une nature déjà si fragile… Quelle spirale positive cela créerait !

J’appelle cela le « Renouveau Sociétal, Philosophique et Environnemental » (RSPE) : par les jeunes, avec les jeunes et pour tous…

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Comme vous avez pu le comprendre, je suis convaincu que c’est surtout l’éducation dès le plus jeune âge (les adultes de demain) qui amènera à bien des solutions !

Et prenons nous à rêver que ces mêmes décideurs s’uniront pour déclarer au plus vite l’océan Arctique comme « Patrimoine de l’Humanité et Réserve Naturelle » où enfin seuls les activités scientifiques et pacifiques y seraient admises. Etablir également un code polaire international avec des règles strictes et contraignantes pour assurer la conservation des joyaux authentiques de notre planète blanche du Nord ?

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Et, si un jour vous avez la chance de vous rendre en Arctique (ou/et dans l’hémisphère Sud), assurons-nous de respecter quelques règles de bon sens : ne soyons pas une poubelle ambulante et ne laissons aucun signe durable de notre visite – les oiseaux et autres animaux ne peuvent être dérangés – aidons à sauvegarder la biodiversité. Ne cueillons pas de fleurs par exemple – ne touchons pas aux vestiges culturels et ne prenons rien avec nous – poursuivre, attirer, exciter en Arctique les ours polaires est strictement interdit. Ils sont extrêmement dangereux mais aussi vulnérables – ne quittez pas votre campement sans être accompagné par un guide professionnel armé – respectons les populations locales et leurs cultures….

Rappelons-nous, que nous sommes bel et bien des invités sur le territoire sauvage du Grand Nord !

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Pour votre sauvegarde ainsi que celle de l’environnement polaire, je vous recommande les tours organisés et de prendre connaissance des règles (de sécurités et de protection de l’environnement) et de la législation en ce qui concerne les voyages et autres activités touristiques applicables dans les régions polaires (quid des réserves naturelles et de leurs accès prohibés ?). Avant de partir, posez-vous également la question de savoir ce qui vous motive réellement à vous rendre en Arctique,  en Antarctique ou ailleurs ?

Et surtout, de définir quels sont les messages ou/et actions locales que nous souhaitons/pouvons transmettre/entreprendre dès votre retour ? Devenir ainsi de véritables « Ambassadeurs Locaux des Pôles ».

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Et pourquoi ne pas trouver à la maison, dans votre quotidien, au travail, avec des amis, au sein de votre association… une façon de compenser vos émissions d’avions et de transports ? Et essayer de vous joindre plutôt à une agence de voyage qui s’associe à des éco-projets sur place (exemple : clean up action (nettoyer une plage…), à aider les locaux qui œuvrent à un projet environnemental…

Pour nos générations futures, nous ne pouvons rester insensible à cette mise en péril de notre environnement et devons, à chaque niveau, (ré) agir. Je dois admettre que changer n’est pas toujours aussi simple. Malgré tout, nous devons prendre davantage conscience que chacun a un rôle essentiel à jouer au sein de notre « société de progrès « .

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Il est nécessaire donc de changer certains de nos comportements. En voici quelques exemples : insuffler cette philosophie du « renouveau éducatif, philosophique et environnemental» dans nos écoles dès le plus jeune âge (voir ci-dessus des pistes de solution) – agir surtout au niveau local (via des associations, des groupes collectifs, des mouvements de jeunesse, des initiatives individuelles dans son building, en entreprise…en créant des blogs, en initiant des conférences, des expositions…) – de mieux cerner les actes que nous posons et d’être solidaires d’une nature qui nous appartient à tous et à toutes – savoir dire non par exemple  à des boissons chimiques hyper colorantes et énergisantes (chez moi, c’est non…et vive l’eau,…) – boycotter la mal « bouffe industrielle » (je le fais de plus en plus) et des produits qui ne sont pas locaux (ex : je dis non à ces fruits…qui viennent d’outre Atlantique par avion…) – privilégier les produits du terroir et de votre région (retissons du lien avec le fermier du coin et apprécions les saveurs de ce qui se fait proche de chez nous… ) – savoir interpeller par courriers officiels tels ou tels décideurs locaux/nationaux sans se dire immédiatement que c’est peine perdue (je le fais avec des résultats (même minimes) alors imaginez si nous le faisions tous…)…etc.

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Si tout le monde commençait d’ailleurs à rédiger et à adresser (chaque mois par exemple) à la partie concernée une lettre constructive en pointant le(s) problème(s) + alternative (s)) sur une thématique qui nécessite de l’action et des solutions, je prétends que ça bougerait fameusement. Il y aurait bien moins de reproches faciles, de disfonctionnements, de manquements, d’incompréhension, d’ignorance, d’injustice, de banalisation, de sentiments de laxisme et de je m’enfoutisme … et surtout plus de responsabilités prises.

Rien ne vous empêche d’ailleurs de leur écrire aussi vos félicitations et de reconnaître les prises de décisions qui ont nécessité audace et courage…Cela motive fortement pour avancer ! Si nous voulons que le Delta qui se creuse entre le pouvoir politique et nous se réduise, il faut (ré)agir constructivement me semble-t’il et prendre nous-même le relais pour être ainsi tous des « Ambassadeurs Environnementaux Locaux des Pôles ».

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Seulement aujourd’hui, nous sommes bien trop souvent anesthésiés, endormis, annihilés par nos soucis personnels du quotidien (les factures, le chômage, la fatigue du jour – le patron qui nous « énerve, n’écoute plus et en demande plus » – le partenaire et les enfants qui « ronchonnent » au moindre caprices refusés – par une « petite délinquance » intempestive – par un sentiment d’impunité – par une actualité qui ressemble à du « déjà vu » et qu’inconsciemment nous refoulons (peut être pour se protéger aussi?) … ) – et « formatés à nous taire » avec sans doute la crainte d’être taxé de si ou de là et/ou d’être vite mis au « banc des parias néo populistes… » du système…! Sans compter que l’on banalise bien trop souvent des choses/des faits qui devraient être pourtant de l’ordre de l’inacceptable….et qui devraient susciter bien davantage notre vive (ré) action démocratique…

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Au-delà, j’entends souvent dire là où j’habite que nous pourrions quand même nous poser la question de savoir pourquoi « l’intelligencia démocratique » n’implémente pas le retrait de l’obligation de réserve des fonctionnaires dans les administrations – le référendum pour des thématiques essentielles – une justice dotée d’un matériel informatique « d’excellence » – taxer les « gens » qui prennent un avion et de réallouer cela à des « projets green » menés par des particuliers/associations – récompenser davantage et systématiquement les bons élèves/initiatives « green » – éliminer purement et simplement le cumul des mandats politiques et laisser place à d’autres après 2 législatures – l’élimination symbolique de ces salaires indécents de CEO de l’espace public – évaluer les politiques le long de leur mandat – moins taxer le travail pour relancer le pouvoir d’achat – humaniser les prisons (créer comme en Norvège, Philippines des « fermes pénales » …) …etc.

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Comme je l’ai déjà évoqué ci-en haut, il faut me semble t’il constructivement inverser la mécanique et redessiner notre société vers ce « Renouveau Sociétal, Philosophique, Environnemental et Educatif » et ce dès le plus jeune âge.

Nous devons tous ensemble nous unir pour contourner le point de rupture global qui résonne à quelques encablures ! Saisissons tous ensemble cette ixième chance que nous offre notre splendide Nature : soyons donc inspirés et façonnons collectivement notre « Terre » sous un angle « Nova » aussi infime que soient nos gestes et nos actions de départ!

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Cette approche du « Renouveau Sociétal, Philosophique, Environnemental et Educatif » vise notamment à ce que nous favorisions la gestion et la conservation durable de notre biodiversité et de ses ressources végétales et animales en harmonie intelligente avec nos besoins socio-économiques simplifiés. Bref, « vivre mieux avec bien moins »!

Lors d’une des mes expéditions, j’ai été particulièrement interpellé par la petite phrase que me lança de façon amicale en pleine figure « un sage Inuit » du village côtier de Wainwright au nord de l’Alaska. Je souhaitais conclure mon long avant-propos en la partageant avec vous : « je suis esquimau car ici, je peux toujours voir l’éternité ». A méditer sérieusement!

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Nous aspirons également à ce que l’océan glacé de l’Arctique soit là pour l’éternité!

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Tout le meilleur à tous et à toutes dans vos réalisations.

Soyons tous ensemble unis pour l’Arctique et ses merveilles.

Patrick, Août 2012.

Rêvons – voyageons et partageons l’univers infini d’Arctic05.
Prenons soin de notre environnement. 

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