L’ours polaire à Bangkok pour sa sauvegarde ?

 

Se tiendra en Thaïlande à Bangkok du 3 au 14 mars 2013 la seizième conférence (COP 16) à la CITES (Convention sur le commerce international des espèces sauvages menacées d’extinction ou Convention de Washington) où les délégués de 177 pays (les Parties) décideront du statut de 71 espèces animales et végétales en vue de lutter par exemple contre le commerce illicite d’ivoire d’éléphant, de corne de rhinocéros, de peaux et de produits dérivés de l’ours blanc…

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La CITES reste l’un des instruments les plus puissants au monde pour la conservation de la biodiversité par la réglementation du commerce de spécimens d’animaux et de plantes. Des milliers d’espèces font l’objet d’un commerce international inquiétant et sont utilisées par nous à travers des produits alimentaires ou de soins, des articles en cuir exotique, des cosmétiques, des instruments de musique en bois, des souvenirs pour touristes, des vêtements pour être « fashion bourgeois »….

Créee le 3 mars 1973, La CITES  va donc fêter à Bangkok son 40ème anniversaire. Elle règlemente le commerce international quelques 33.000 espèces de plantes (28.000) et d’animaux (5.000), y compris de leurs parties et produits, assurant ainsi leur survie dans la nature au bénéfice tant des populations locales qui conservent ainsi leurs moyens de subsistance que de l’environnement mondial. L’exploitation et le commerce intensifs de certaines espèces, auxquels s’ajoutent d’autres facteurs tels que la disparition des habitats, peuvent épuiser les populations et même conduire certaines espèces au bord de l’extinction. Le système de permis CITES a pour but de s’assurer que le commerce international des espèces inscrites aux Annexes CITES soit durable, licite et traçable.

Les US ont ainsi proposé (numéro 64) cette année d’indexer l’Ursus maritimus, le mythique Roi de l’Arctique l’ours polaire, à l’Annexe I de la Convention sur le commerce international des espèces sauvages. Cette catégorie rassemble les espèces menacées d’extinction pour lesquelles tout commerce international est interdit. Si le changement climatique, la disparition de l’habitait fragile des terres arctiques en ce compris la fonte de sa banquise constituent les principales menaces pour l’ours polaire, une autre menace serait celle de son commerce international. Wait & see !

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