Les icebergs traversent l’Atlantique…

Documentaire télé sur « les icebergers traversent l’Atlantique » – ce vendredi 4 mars 2011 à 20h35 sur France 3 Thalassa.


Thalassa fait un rêve ce soir : celui d’apporter de l’eau douce aux populations et aux pays qui en manquent ! Comment ?


En tractant des icebergs depuis l’arctique jusqu’aux tropiques….c’est le pari obstiné d’un homme Georges Mougin qui aujourd’hui parait possible. Aidé des meilleurs spécialistes, et d’un matériel haute technologie (Dassault Systèmes ), son projet fou prend vie : un iceberg  traverse l’Atlantique …de façon virtuelle en 3D. Du virtuel au réel, ce  rêve de glace  pourrait bien devenir réalité ! Voir précédente news sur ce sujet >>




« … L’eau potable est une ressource rare dans de nombreux pays. Au 21ème siècle, près d’un milliard d’êtres humains dans le monde n’y ont toujours pas accès, tandis que plus de 2,5 milliards ne disposent pas de système d’assainissement. Face à ce constat, les chercheurs du monde entier cherchent des solutions pour produire de l’eau potable. Il existe pourtant de gigantesques réservoirs d’eau douce inexploitée : les icebergs.


Contrairement à la banquise, constituée d’eau de mer gelée et peuplée d’animaux sauvages, les icebergs sont des montagnes d’eau douce à la dérive. Détachés des glaciers polaires et calottes continentales, ils dérivent naturellement dans l’océan jusqu’à leur fonte. Chaque année, des dizaines de milliers d’icebergs sont ainsi produits par les glaciers, tous destinés à fondre et à se perdre dans les eaux salées des océans. Et chaque année, c’est l’équivalent de la consommation mondiale annuelle en eau potable qui disparait ainsi en fondant !


L’idée d’exploiter les icebergs pour produire de l’eau douce n’est pas nouvelle et remonte aux années 50 avec des projets de recherche de l’armée américaine. Elle va prendre tout son essor dans les années 70, notamment sous l’influence du célèbre explorateur polaire français Paul-Emile Victor, de son ami et ingénieur Arts & Métiers, Georges Mougin, et de leur rencontre avec le prince saoudien Mohamed al-Fayçal. Le premier congrès international sur l’utilisation des icebergs est ensuite organisé en Iowa en 1977, réunissant 200 participants de renom dont des ingénieurs, scientifiques, militaires, officiels et journalistes. 


Mais les problématiques techniques en jeu sont complexes et les expérimentations nécessitent des budgets astronomiques et des technologies qui n’existent pas encore. Dans les années qui suivent, l’exaltation s’estompe doucement et les experts s’orientent vers d’autres projets plus réalistes, moins polémiques et moins couteux. 


A l’époque, l’idée de remorquer un iceberg paraissaient irréaliste. Mais depuis 40 ans, les progrès techniques ont été considérables et notre connaissance des icebergs a bien évoluée. Le projet de Georges Mougin peut-il renaitre ? 


Pendant toutes ses années, Georges Mougin a affuté sa théorie sur le remorquage des icebergs et pense capturer un iceberg tabulaire. Il a ensuite étudié le meilleur moyen de ralentir sa fonte et imaginé une invention inédite, une jupe faite de bandes de géotextile non tissé. Enfin, il a fallu étudier la meilleure solution pour déplacer l’iceberg avec un seul remorqueur surpuissant, tout en consommant le moins d’énergie possible : utiliser les courants porteurs. 


En 2009, il décide de frapper à la porte de Dassault Systèmes. Il vient en effet d’assister à une projection du documentaire 3D interactif « Khéops Révélé » à la Géode. Georges Mougin imagine alors tout l’intérêt de ces technologies pour son projet : les mondes virtuels et les simulations 3D permettraient de tester virtuellement ses différentes théories sur le remorquage de l’iceberg, et enfin savoir si son idée serait réalisable. 


uelques dizaines de simulation plus tard, l’équipe dresse un premier bilan :


– Avec un remorqueur standard, on sait aujourd’hui tracter un iceberg de plusieurs millions de tonnes sur des milliers de kilomètres. Sur l’exemple des Iles Canaries, le trajet peut être réalisé en 141 jours.


– Aussi, avec un système de protection contre la fonte efficace, on sait limiter la fonte de l’iceberg. Sur l’exemple des Iles Canaries, l’iceberg perd en moyenne 38% de sa masse.


– On sait par ailleurs qu’utiliser plusieurs remorqueurs sur la totalité du trajet ne réduit pas le temps de trajet. Cela ne fait qu’augmenter la consommation de mazout.


– Enfin il est inutile de vouloir  lutter contre les forces naturelles quand celles-ci sont trop fortes. Cela ne fait également qu’augmenter la consommation de mazout, pour qu’au final, le convoi se fasse de toute façon emporter. Ce raisonnement est en parfaite cohérence avec la logique de dérive assistée, qui vise à s’adapter aux conditions de « dérive naturelle » du convoi… lire la suite >>  »  

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