David Burdeny, exposition sur les icebergs à Bruxelles…

David Burdeny – Exposition intitulée « Icebergs » (ci-dessous une de ses magnifiques photographies  du nom de « Giant Tabular Iceberg in Fog, Antarctica 2007 ») du 12 février au 2 mai 2009 – au Young Gallery de Bruxelles – Belgique. 



« … Né en 1968 à Winnipeg, dans la province canadienne de Manitoba, David Burdeny est titulaire d’un baccalauréat en design d’intérieur et d’une maîtrise en architecture. Dès l’âge de douze ans, il se met à photographier les prairies canadiennes et à développer ses propres clichés monochromes, dans une chambre noire improvisée dans le placard de sa chambre.


Ses études d’architecture et de design éveillent son penchant pour les clichés simples et réalistes du ciel, de l’horizon et des traces laissées par l’homme. Stylistiquement influencé par des artistes tels que Michael Kenna et Hiroshi Sugimoto, David Burdeny choisit pérenniser des moments paisibles de l’aube ou du crépuscule. Il opte pour des durées d’exposition inhabituellement longues afin de fixer sur la pellicule ce que l’oeil ne peut percevoir. Ses photographies, décrites comme graves, obsédantes et superbes, vont au-delà du réel et invitent à la méditation.


Elles sont exposées au Canada et aux Etats-Unis et font partie de plusieurs collections d’entreprises majeures, telle que Sprint, ainsi que de nombreuses collections privées en Amérique, en Asie et en Europe. Outre son travail d’artiste – et le temps qu’il aime consacrer à ses deux chiens, David Burdeny s’investit aussi dans ses activités de designer en architecture à Vancouver (Colombie Britannique, Canada).


Réflexion de l’artiste


Prises sur les côtes du Japon, du nord de la France et du Pacific, ces photographies récentes déclinent davantage mon intérêt thématique pour les aspects qui séparent et qui relient la terre et la mer. Je tente d’exprimer l’universalité et l’homogénéité de ces lieux disparates. Entre le naturel et le domestique, ces paysages photographiés se retrouvent habituellement à la périphérie d’aires de stationnement, d’autoroutes, de parcs urbains et de plages publiques. Quotidiennement, ces lieux se forment et se déforment de leur fonction et, une fois l’activité cessée, je suis attiré par l’apesanteur qui persiste.


Je suis fasciné par la qualité de la lumière et par l’immensité spatiale de l’océan. Je ressens un profond respect lorsque je me retrouve face à lui, si petit en présence d’une étendue si vaste où la perspective, l’échelle, le temps et les distances deviennent momentanément intangibles.


C’est ce phénomène que je fixe sur la pellicule. Mes photographies, par leur caractère réducteur, évoquent un paysage formel qu’il nous est rarement donné de voir. Mon but ne se trouve pas dans cette minimisation ou réduction. Ce qui m’intéresse, c’est l’expérience de ce qui reste, une expérience sublime dans un lieu ordinaire : le ciel qui évolue lentement, le soleil qui glisse sur les galets ou l’écume qui tourbillonne autour d’un pylône.


J’expose film noir et blanc à la douce lumière de l’aube et du crépuscule en laissant l’obturateur ouvert pendant plusieurs minutes. Cette technique permet de fixer l’évolution de l’océan et du ciel sur le négatif mais elle est aléatoire et dépend de la chance. L’image obtenue est une symbiose du passé et du présent. Chaque instant est immortalisé en couche superposée sur celui qui le précède directement. L’image unique exprime le poids du temps cumulé et de la métamorphose éternelle…  plus d’ info >> « 


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