Atmosphère, le climat révélé par les glaces…

Atmosphère… Le climat révélé par les glaces – jusqu’au 30 avril 2009 au Musée des Arts et Métiers, 60, rue Réaumur à 75003 Paris, France.


À l’occasion de « 2008 l’année de la Terre » décrétée par l’Unesco, de la quatrième Année polaire internationale (API) qui a lieu du 1er mars 2007 au 1er mars 2009 et 50 ans après l’Année géophysique internationale (AGI), le Musée des arts et métiers est heureux de présenter du 28 octobre 2008 au 30 avril 2009 une grande exposition temporaire intitulée  » Atmosphère… Le climat révélé par les glaces « 



L’atmosphère terrestre, enveloppe de gaz qui permet la vie sur notre planète, est fragilisée et modifiée par les activités humaines. Sur Terre, les régions les mieux placées pour l’étudier sont les régions polaires. Hostiles et longtemps inexplorées, celles-ci sont devenues en 50 ans de véritables laboratoires de recherche. Dans des conditions extrêmes, des chercheurs venus du monde entier y effectuent des mesures dont les résultats concernent le changement climatique global. L’enjeu de ces recherches est triple :
– Comprendre comment l’atmosphère nous protège des rayons cosmiques ;
– Mesurer combien la composition chimique de l’atmosphère a été bouleversée ces dernières décennies ;
– Reconstituer l’évolution du climat passé et futur et mieux comprendre le rôle des régions polaires dans le moteur climatique mondial ;


Les mesures effectuées sur le terrain puis en laboratoire portent sur différentes couches de l’atmosphère et sont variées : température, rayonnements, concentration des gaz, composition et dynamique des masses d’air… Adaptés aux basses températures, les instruments scientifiques, au sol ou embarqués, recourent à de multiples technologies : forages profonds dans la glace, lancers de ballons-sondes géants, mesures optiques par faisceau laser, analyses chimiques sophistiquées… Et avec la révolution électronique et informatique il y a 50 ans, les supercalculateurs et les satellites ont bouleversé la recherche polaire permettant de suivre et de modéliser le climat passé et futur, l’évolution des océans, de la banquise, du volume des calottes glaciaires, la concentration des gaz…


En raison des conditions extrêmes, la recherche en milieu polaire nécessite des moyens logistiques et techniques lourds et implique, depuis l’origine, une étroite collaboration internationale, dépassant les rivalités entre les pays et les convoitises économiques. Mais, alors qu’elles sont pratiquement inhabitées et très éloignées des zones d’activité de l’homme, les régions polaires sont à leur tour dégradées ; sentinelles du changement climatique accéléré de la Terre, elles montrent combien les phénomènes sont liés entre eux et combien notre environnement est fragile.


Le parcours=>
Etendue sur plus de 500m2, l’exposition débute par une reconstitution de la base Charcot, première base française construite au cœur de l’Antarctique, à l’occasion de l’Année géophysique internationale (1957-1958). En écho à cette introduction, le parcours se termine par une évocation de la station franco-italienne Concordia construite en 2005 au coeur de l’Antarctique.


Entre ces deux espaces, le parcours comprend trois parties thématiques : haute atmosphère et les aurores, chimie de l’atmosphère dont les gaz à effet de serre et l’ozone, et enfin les changements climatiques révélés par la glaciologie et l’océanographie. Chacune de ces sections aborde trois périodes de la recherche : du XIXe au début du XXe siècle, les années 1950-1970 et aujourd’hui.


Exposition patrimoniale conçue par le Musée des arts et métiers, plus de 150 objets originaux y sont présentés : instruments scientifiques, objets personnels, documents d’archives, photographies, provenant des collections du Musée des arts et métiers et de trente musées, organismes de recherche et collections particulières, autant d’objets appartenant au patrimoine scientifique et technique national et international.


Cette exposition qui s’adresse à un public large et familial est placée sous le parrainage du Commissariat à l’Energie atomique (CEA), du Centre national d’études spatiales (CNES), du centre national de la recherche scientifique (CNRS), de l’Institut français de recherche pour l’exploitation de la mer (IFREMER), de l’Institut polaire Paul-Emile Victor (IPEV), de Météo France ainsi que de Jean-Louis ETIENNE… plus d’info >>

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