Les Pôles en péril…un destin commun?

Pôles en péril – de Michel Gauthier-Clerc, Yvon Le Maho – édition Ecologie Buchet Chastel – 161p.




« …L’Arctique au nord, océan de glace bordé de continents. L’Antarctique au sud, continent de glace entouré par des océans. Les deux pôles, et les espèces qui y vivent, ours polaires, manchots, phoques, ont toujours fasciné les hommes. Leur exploration est récente mais, dès le XIXe siècle, la surexploitation conduisait certaines espèces à des effectifs proches de l’extinction. Des contraintes physiques extrêmes, comme le froid et le manque d’eau douce, ont sélectionné une panoplie extraordinaire d’adaptations physiologiques et comportementales. Extinction d’espèces, évolution d’autres vers de nouvelles adaptations à un environnement changeant, de cette histoire résultent les espèces polaires actuelles. Aux XXe et XXIe siècles, les perturbations de l’environnement polaire se sont accentuées sous l’action de l’homme et de nombreuses menaces pèsent sur la préservation de cette étonnante biodiversité : déficit d’ozone, accumulation de polluants, introduction d’espèces exotiques, pillage des ressources, réchauffement du climat… Si Arctique et Antarctique ont une histoire différente, ils pourraient partager un destin commun, face à ces contraintes. Les facteurs de stress s’accumulent sur les organismes polaires sans que l’on connaisse précisément les limites de leurs possibilités de réponse. La caractéristique des changements profonds du XXIe siècle est leur grande rapidité. Les habitats arctiques présentent déjà d’importantes modifications sous l’effet du réchauffement. La capacité des organismes polaires à répondre suffisamment rapidement à ces changements est incertaine et le bilan pourrait être catastrophique si les prédictions des modèles climatiques se confirment. L’Année géophysique internationale de 1957-1958 donna l’impulsion à une large coopération internationale et aboutit, en 1959, à la signature historique du Traité de l’Antarctique. Cinquante ans après, les perspectives sont moins réjouissantes car nul ne sait jusqu’à quel point les perturbations actuelles affecteront les milieux et les espèces polaires d’ici la fin de ce siècle… »

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