Livre du mois: »Bref été au Spitzberg »…

BREF ETE AU SPITZBERG – AURELIE CORBINEAU – GAIA – 2006 – 206p.


J’adore cet ouvrage…vraiment, il se dévore.


C’est un véritable carnet de séjour qui débute le 11 juillet 2002 où Aurélie laisse derrière elle son petit confort Parisien pour vivre la vie du Grand Nord et y découvrir les villes les plus septentrionales du monde…Longyearbyen et Barentsburg, sur l’archipel du Svalbard.


A 20 ans, elle part avec son sac à dos découvrir une partie du Svalbard, la côte du Spitzberg…Elle explique avec ses mots son expérience vécue parmis les habitants norvégiens de Longyearbyen…son séjour dans la ville russe Barentsburg « Bonjour le contraste entre les deux »…puis les amis Elisa, Medhi…et Lars avec qui elle partage lors de son trekking la peur de l’ours blanc, maître des lieux incontesté au sein de l’archipel.  



Son récit me fait revivre les bons moments passés là-bas, voir même certaines de ses sensations de stress 🙂


L’histoire écrite est personelle, réaliste et limpide…un authentique récit de voyage…elle dit ce qu’elle pense, sans détour…super.


En plus, l’originalité de ce livre est sa mise en page absolument géniale, la mise en avant de croquis par son auteur, voir quelques photos, la police de caractère qui varie sous un papier de couleur rose…enfin, une idée lumineuse qui rend sa lecture encore plus belle.


Je suis partant pour écrire les « Brefs été du Groenland », ou les « Brefs d’autres destinations », à bon entendeur…:-) Vous verrez, il se dévore…


A quand, le prochain Aurélie ?    


« …Nous déplions à présent la tente et passons quasiment une heure à essayer d’installer correctement le système anti-ours autour de notre abri de fortune, tellement vulnérable, face au géant de l’Arctique. L’ours est très futé et, si nous disposons le fil trop haut ou trop bas, il passera par-dessous ou par-dessus. Nous éloignons nos denrées alimentaires d’une centaine de mètres et sommes fin prêts pour aller nous coucher. Il est 7h30 et il faut que nous récupérions…Mais le sommeil ne vient pas. Je suis prise d’une crise de panique. Enfermée dans cette tente, mon seul sens, la vue, qui pourrait me permettre de repérer mon ennemi, est prisonnier de la toile. Je ne vois rien. Ma tête s’embrouille. Tous ces récits de gens qui se sont fait tuer ou ont eu la visite du géant tournent à plein règime dans ma tête…p.87 »